Deprecated: Methods with the same name as their class will not be constructors in a future version of PHP; plgContentGMapFP has a deprecated constructor in /home/ligna360/public_html/plugins/content/gmapfp/gmapfp.php on line 19

Les huiles écologiques

Depuis quelques années, le marché des huiles de finition écologiques est en pleine effervescence. La technologie permet désormais aux meilleurs laboratoires de produire des huiles haut de gamme offrant une alternative très avantageuse aux vernis traditionnels.

Mais comment faire le bon choix sur le plan écologique? Quels sont les facteurs à considérer pour faire le bon choix?

Pour discerner le caractère écologique d’une huile, il faut établir la quantité de composés organiques volatils (COV) dégagés par le produit. Les COV regroupent de nombreuses substances, notamment les hydrocarbures et les solvants. Ils entrent dans la composition des peintures, des encres, des colles, des vernis et des huiles de finition.

Les COV ont un impact direct sur la santé et peuvent causer une gêne olfactive, des irritations et une diminution de la capacité respiratoire. Avant de choisir une huile de finition, on doit tenir compte du nombre de grammes de COV par litre et de la quantité de produit nécessaire pour notre projet.

Aux fins de notre démonstration, nous vous présentons une analyse comparative de trois produits bien connus sur le marché québécois, les huiles Prato Verde (Uno et Secondo), les huiles Livos (Kunos 244) et les huiles Ligna (SOLO monocouche).

Notre projet consiste à appliquer une huile sur un plancher en érable. Notre superficie à couvrir est de 600 pi ca. Il est important de mentionner que les taux de COV peuvent varier légèrement d’une couleur à l’autre en raison de la quantité de pigments dans l’huile. Notre calcul est donc fondé sur les taux moyens de la gamme de couleurs.

Livos (Kunos 244) : + ou - 400 g de COV par litre

Prato Verde (Uno et secondo) : 425 et 447 g de COV par litre

Ligna (SOLO monocouche) : 244 g de COV par litre

 

1)      Prato Verde : Pour les huiles Uno et Secondo, le calculateur automatisé de l’entreprise nous indique que notre projet nécessite 2,7 litres de Uno appliqué en une couche, et 4,2 litres de Secondo, appliqué en deux couches. En multipliant la quantité par le taux de COV annoncé par le fabricant, on obtient un total de 3025 g de COV pour le projet complet.

 

2)      Livos (Kunos 244) : Selon le calculateur automatique de Livos, notre projet devrait nécessiter 3,75 litres de produit, applicable en trois couches. L’entreprise nous avertit que la quantité pourrait être plus grande suivant l’essence du bois à traiter. En considérant le taux de COV annoncé par Livos, on obtient un total de 1500 g de COV pour le projet complet.

 

3)      Ligna (SOLO monocouche) : Comme il s’agit d’une huile monocouche, SOLO requiert une quantité moindre de produit. Selon la charte de Ligna, notre projet devrait exiger 2 litre d’huile. En tenant compte du taux de COV de SOLO, on obtient un total de 488 g de COV pour le projet complet.

 

En résumé, SOLO monocouche dégage six fois moins de COV que la combinaison Uno‑Secondo de Prato Verde et 3 fois moins que l’huile Konos 244 de Livos.

 

Coût du produit

1)      Prato Verde : La couche de Uno a un coût de revient de 0,24 $ le pi ca. Pour ce qui est du Secondo, les deux couches ont un coût de revient de 0,36 $ le pi ca, pour un coût total de 0,60 $ le pi ca.

 

2)      Livos : Les trois couches de Konos 244 ont un coût de revient de 0,38 $ le pi ca.

 

3)      Ligna : La couche de SOLO a un coût de revient de 0,24 $ le pi ca.

 

En résumé, SOLO monocouche coûte environ deux fois moins cher au pied carré que le Konos 244 de Livos, et trois fois moins au pied carré que Uno et Secondo de Prato Verde.

 

Le temps, c’est de l’argent

En plus de ses avantages écologiques et son prix très bas au pied carré, l’huile monocouche constitue une économie appréciable de temps, aussi bien pour le bricoleur que pour le professionnel.

Les entrepreneurs en finition de planchers et les ébénistes adoptent de plus en plus l’huile  monocouche, car elle leur permet de surpasser les prix de leurs compétiteurs qui utilisent des huiles applicables en deux ou trois couches.

L’huile monocouche permet aux entrepreneures de promettre à leurs clients qu’ils pourront utiliser leurs meubles ou marcher sur leurs planchers deux journées plus tôt que si l’on avait utilisé des huiles applicables en trois couches.